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Vous avez choisi cette carrière pour une raison. Et ne dites pas que c’est pour les vacances. Les professeurs (et les concierges, assistants en éducation, administrateurs, personnel de bureau, etc.) travaillent tous des heures supplémentaires non rémunérées, ce qui rend les vacances (encore du temps non rémunéré) moins attrayantes. Vous avez choisi ce domaine parce que c’est important pour vous. Vos voisins, votre collectivité et les habitants de votre ville vous tiennent à cœur. Et plus que tout, les enfants vous tiennent à cœur. Vous célébrez leurs réussites et vous vous inquiétez lorsqu’ils ont des difficultés. L’enseignement est une profession à vocation d’aide. Tout comme les soins de santé. Mais est-il possible de trop s’investir?
L’usure de compassion est un vrai phénomène. Voici la vérité. Il ne s’agit pas de trop se soucier des autres. Il s’agit de ne pas assez s’occuper de soi! Le travail dans le domaine de l’éducation comprend une liste sans fin de demandes. À cela s’ajoutent vos responsabilités à l’extérieur du travail. Celles-ci peuvent comprendre les enfants, les parents, les amis et la famille. Il se peut que vous fassiez du bénévolat ou que vous ayez un autre emploi à temps partiel. Il est facile de se sentir envahi par nos responsabilités. Nous ne nous rendons même pas compte que nous en faisons trop.
Parmi les signes de l’usure de compassion, on retrouve un niveau d’anxiété accru, de tristesse, de colère et d’irritabilité. Il arrive aussi de se sentir apathique ou détaché. Ou encore sans espoir et impuissant. Vous pourriez même commencer à manquer d’empathie et de compassion envers les autres. Ce sont notre corps et notre cerveau qui freinent notre capacité à prendre soin des autres pour assurer notre propre préservation. D’autres signes avant-coureurs comprennent des perturbations du sommeil, l’isolement ou l’abus de drogues ou d’alcool.
Alors, que faire? La première étape est de se rendre compte que l’on souffre d’usure de compassion. La deuxième étape est de prendre du temps pour soi et de réévaluer ses priorités. Dressez une liste de vos rôles et responsabilités. De qui vous occupez-vous et quelles responsabilités ne sont pas négociables? Avez-vous mis votre propre nom sur la liste? La plupart d’entre nous ne le font pas et c’est là que nous devons commencer. Si l’on ne s’occupe pas de soi en premier, on ne peut pas être pleinement présent pour les autres. Songez à fixer vos limites. Facile à dire, difficile à faire. Cependant, nombreux sont ceux qui croient que nous ne pouvons pas être des aidants empathiques si nous ne fixons pas d’abord des limites.
Vous pouvez y arriver!