Pleins feux pour le mois de janvier
Pleins feux pour le mois de janvier
Il y a une personne que nous oublions trop souvent de traiter avec douceur: nous-mêmes.
En tant qu’éducateurs, nous avons choisi cette profession parce que nous avons à cœur le bien-être des gens. Nous nous soucions tout particulièrement des tout-petits, les enfants à qui nous enseignons. Nous faisons tout en notre possible pour enrichir leur vie. Nous allons au-delà de nos responsabilités pour soutenir nos collègues. Nous plaçons les autres avant nous-mêmes. Et lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu, que ce soit une leçon qui n’a pas tout à fait donné les résultats espérés, le comportement préoccupant d’un élève ou un appel difficile avec un parent, nous avons tendance à nous regarder dans le miroir et à prendre le blâme. Sur nous-mêmes.
Prendre le temps de réfléchir régulièrement à notre pratique est une qualité admirable et, franchement, une approche pédagogique saine. Toutefois, nous avons aussi tendance à être trop sévères envers nous-mêmes. Nous sommes tous confrontés à cette voix intérieure critique par moments. Elle refait souvent surface lorsque notre santé mentale ou notre bien-être général est fragilisé. C’est particulièrement le cas lorsque nous nous en demandons trop et que nous courons partout, épuisés par la vie professionnelle et la vie personnelle. Beaucoup d’éducateurs ont du mal à trouver le sommeil, et c’est souvent au cœur de la nuit, les yeux rivés au plafond, que cette voix intérieure critique se fait entendre. Curieusement, nous ne parlerions jamais à quelqu’un d’autre de la manière dont nous nous parlons à nous-mêmes.
Nous devons nous efforcer d’être plus indulgents envers nous-mêmes. Des études montrent que cette voix intérieure critique trouve fréquemment son origine dans l’enfance, façonnée par les paroles et les attitudes transmises par les parents et les enseignants. Cette voix intérieure critique peut nuire à la santé mentale et avoir un impact sur notre bien-être. Elle est souvent associée à une faible estime de soi et à un jugement sévère envers soi-même. En prendre conscience et remettre en question cette négativité constituent de premières étapes importantes pour reprendre le contrôle de ce dialogue intérieur.
Ainsi, tout comme nous veillons sur les autres, nous devons aussi apprendre à veiller sur nous-mêmes. Cultivons l’autocompassion. Plutôt que d’écouter cette voix intérieure critique, faisons place à un mentor intérieur.
Soyez plus indulgents envers vous-mêmes!
Voici une courte vidéo présentant des stratégies pour mieux composer avec la voix intérieure critique: