En vedette en mars
Le marasme.
Le saviez-vous...? Il y a environ vingt-cinq ans de ça, j’ai lu le livre d’un Manitobain : Kevin Patterson, The Water In Between. Lassé de sa vie, il était à la recherche de changement. Sans même l’avoir vu, il a décidé d’acheter un voilier amarré sur la côte de la Colombie-Britannique pour entreprendre un périple jusqu’à Tahiti, et ce, sans aucune expérience de navigation. Comme vous pouvez l’imaginer, le voyage ne fut pas de tout repos. Je vous raconte cette histoire parce que c’était la première fois que j’entendais parler du marasme. Kevin Patterson s’est retrouvé plongé dans le marasme, au propre comme au figuré. En anglais, le terme « doldrums » fait référence à deux choses. Le premier sens : le pot au noir, une zone de l’Océan Pacifique près de l’équateur où les alizés des hémisphères nord et sud se rencontrent. Comme il y a très peu de vent en surface, les marins évitent ce secteur où ils risqueraient de rester coincés pendant plusieurs semaines.
Vous connaissez probablement le deuxième sens du mot : le marasme. On l’appelle parfois aussi le cafard. La tristesse. Le sentiment d’être dans l’impasse. Le marasme peut nous donner l’impression d’être figés sur place, dans un lieu où nous ne souhaitons pas vraiment nous trouver, mais dont nous sommes incapables de sortir. Il nous donne l’impression d’être vidés. Ne ressentant ni enthousiasme ni excitation pour ce qui serait normalement une source de joie. Il est bien connu que les mois sombres et froids qui suivent le temps des Fêtes amplifient souvent le sentiment de dépression. Nous tombons dans une langueur plutôt que de nous épanouir. Si la tentation de se terrer chez soi pour braver les ténèbres de janvier à mars est forte, il existe toutefois des outils pouvant nous aider à contrer les effets de l’hiver.
- Bien manger. Si les plats réconfortants sont un choix naturel en cette période, les sauces bien épaisses, les glucides et les doses supplémentaires de sel et de sucre ne nous rendent pas service. Essayez de consommer un peu plus de fruits et de légumes verts. Il n’y a rien de mal à se tourner vers les surgelés quand le choix de fruits et légumes frais est plus restreint en hiver – sans parler du prix!
- Bouger. Le mouvement, c’est la vie. En cette période, on a plutôt tendance à vouloir hiberner. Mais n’abandonnez pas votre routine de mouvement. Le centre de conditionnement physique est toujours ouvert, mais vous pouvez aussi faire une simple marche dehors. Habillez-vous chaudement et allez respirer un bol d’air frais. S’il fait trop froid, dirigez-vous vers le centre commercial. Être actif vous aidera aussi à mieux dormir.
- Apprendre de nouvelles choses. Stimulez vos neurones! Penchez-vous sur un casse-tête ou sur un jeu de mots croisés. Apprenez à jouer d’un instrument. C’est le temps de s’adonner à un nouveau passe-temps. Essayez le pickleball. Non seulement vous apprendrez quelque chose de nouveau, ferez de l’exercice et rencontrerez peut-être aussi de nouveaux amis.
- Faire de nouvelles rencontres. Nous sommes des créatures sociales. Que nous soyons introvertis ou extrovertis, nous avons tous besoin de relations significatives. Là aussi, l’hibernation n’est pas la solution. Sortez de la maison. Les hommes en particulier traversent une véritable crise de l’amitié. Environ 15 % des hommes affirment n’avoir aucun ami proche.
- Écouter de la musique. C’est excellent pour le moral. Chantez en chœur pour une meilleure humeur.
- Mettre le téléphone de côté. Les technologies modernes sont géniales, mais consacrer d’innombrables heures à parcourir les applications de médias sociaux n’est pas bon pour nous. En fait, cela crée une dépendance. Lisez un livre, sortez prendre une marche ou suivez l’un des conseils ci-dessus…
Et voici la bonne nouvelle. Il n’est pas nécessaire de tout bouleverser pour améliorer votre humeur et votre santé mentale. Un pas à la fois. Un changement graduel. Vous en êtes capable!